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	<title>Alchimiste En Herbe - Herboristerie Montréal</title>
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		<title>Les plantes et l’immunité</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 07:30:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fredlherbe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>

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		<description><![CDATA[L'arrivée de la saison froide annonce invariablement le retour des infections du système respiratoire, des bénins rhumes aux plus coriaces grippes, jusqu'aux bronchites et autres infections plus sérieuses. Peut-être la plante médicinale la plus connue du grand public, on peut dire que l'échinacée est également celle qui est le plus souvent mal utilisée... ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="article1">
<div class="auteur1">Par Frédéric Robert</div>
<div class="imgleft"><img src="http://www.alchimiste-en-herbe.com/wp-content/uploads/2011/12/echinacee.jpg" alt="Échinacée" title="Échinacée" width="300" /></div>
<p>L&#8217;arrivée de la saison froide annonce invariablement le retour des infections du système respiratoire, des bénins rhumes aux plus coriaces grippes, jusqu&#8217;aux bronchites et autres infections plus sérieuses. </p>
<p>Certaines personnes vont s&#8217;en tirer indemnes alors que d&#8217;autres attraperont tout ce qui passe et passeront leur hiver à lutter désespérément contre différents symptômes désagréables tels maux de gorge, congestion et toux. Pourquoi cette disparité?</p>
<p>L&#8217;hygiène de vie a évidemment ici un rôle à jouer. Lorsque l&#8217;on manque de sommeil, lorsque l&#8217;on a des carences alimentaires, lorsque l&#8217;on est continuellement stressé, lorsque l&#8217;on commet des abus divers, on se place en état de vulnérabilité, on diminue la capacité de notre système immunitaire à répondre à l&#8217;appel. Certaines personnes ont cependant à la base un système immunitaire moins fort ou déprimé et donc moins apte à lutter. Que faire alors?</p>
<p><strong>La différence entre tonique et stimulant immunitaire</strong></p>
<p>Peut-être la plante médicinale la plus connue du grand public, on peut dire que l&#8217;échinacée est également celle qui est le plus souvent mal utilisée. En effet, l&#8217;échinacée agit tel un stimulant sur le système immunitaire. Elle tire la sonnette d&#8217;alarme, mobilise les troupes, met nos globules blancs au garde-à-vous, prêts au combat. Elle se révèle donc parfaitement indiquée lors de l&#8217;apparition des premiers symptômes d&#8217;une infection quelconque. Prise sur de longues périodes, par contre, elle risque d&#8217;avoir l&#8217;effet contraire et d&#8217;épuiser le système immunitaire (à force d&#8217;être toujours en état d&#8217;alerte&#8230;). Il ne s&#8217;agit donc pas d&#8217;une plante que l&#8217;on devrait prendre en prévention (comme beaucoup de gens le font) mais plutôt sur de courtes périodes lorsqu&#8217;il y a nécessité.</p>
<p>Il existe cependant une autre catégorie de plantes qui agissent plutôt comme des toniques du système immunitaire. Ces plantes vont nourrir et renforcer notre immunité, augmentant notre capacité intrinsèque à nous défendre contre les agressions extérieures. Parmi celles-ci on compte l&#8217;astragale, le codonopsis, le schisandra et le reishi, toutes issues de la pharmacopée chinoise. Ce sont des plantes que l&#8217;on peut prendre de quelques semaines à quelques mois à l&#8217;automne afin de préparer notre organisme pour la saison froide. L&#8217;astragale est en plus très réchauffant, ce qui en fait un excellent allié pour les gens qui ont tendance à être toujours frigorifiés.</p>
<p><strong>Que faire lors de l&#8217;apparition des premiers symptômes d&#8217;un refroidissement?</strong></p>
<p>En plus de l&#8217;échinacée dont nous venons de voir l&#8217;action stimulante sur l&#8217;immunité, optez dans un premier temps pour des plantes antiseptiques réchauffantes: ail, aunée, basilic sacré, cannelle, cayenne, gingembre, hysope, romarin, thym, etc. La baie de sureau, excellent anti-viral et riche en vitamines A et C, représente aussi une alliée de premier choix. Plusieurs huiles essentielles peuvent également être mises à contribution, parmi lesquelles nous retrouvons le niaouli, le ravinsara, l&#8217;origan sauvage, la cannelle et le clou de girofle. Assurez vous également de boire suffisamment de liquide (préférablement des infusions chaudes), de ne pas surcharger votre système avec des abus de table ou d&#8217;alcool et de dormir autant que vous en avez la chance.</p>
<p>L&#8217;hydraste, puissant anti-infectieux à large spectre, est également une plante très amère et donc de nature froide. Elle n&#8217;est donc pas appropriée à mon sens en début de refroidissement, lorsque l&#8217;on est en présence d&#8217;un mucus clair et transparent. Par contre, lorsque le mucus devient épais et infecté, l&#8217;hydraste fera des merveilles. Compte tenu de sa puissance, on recommande de ne pas la prendre pour plus de trois semaines consécutives. Certains auteurs affirment également que l&#8217;hydraste affecte négativement la flore bactérienne.</p>
<p>Pour les infections du système respiratoire inférieur telles que bronchite et pneumonie, on privilégiera l&#8217;usnée barbue, une autre plante très puissante qui agit tel un antibiotique naturel et qui peut venir à bout d&#8217;à peu près tout. L&#8217;usnée est un lichen qui pousse dans nos forêts québécoises. Il est donc adapté à notre réalité hivernale. Une plante exceptionnelle à traiter avec beaucoup de respect.</p></div>
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		<title>Les plantes et la dépression</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 07:16:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fredlherbe</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>

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		<description><![CDATA[La première chose qu'il importe de dire à propos de la dépression, c'est qu'il ne s'agit pas d'une maladie comme telle ainsi que l'on tente trop souvent de nous le faire croire. Il serait plus juste en fait de définir le phénomène telle une réponse saine et normale face à différentes situations auxquelles nous pouvons avoir à faire face... ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="article1">
<div class="auteur1">Par Frédéric Robert</div>
<div class="imgleft"><img src="http://www.alchimiste-en-herbe.com/wp-content/uploads/2011/12/millepertuis.jpg" alt="Millepertuis" title="Millepertuis" width="200" height="295" /></div>
<p>La première chose qu&#8217;il importe de dire à propos de la dépression, c&#8217;est qu&#8217;il ne s&#8217;agit pas d&#8217;une maladie comme telle ainsi que l&#8217;on tente trop souvent de nous le faire croire. Il serait plus juste en fait de définir le phénomène telle une réponse saine et normale face à différentes situations auxquelles nous pouvons avoir à faire face. </p>
<p>Il est ainsi parfaitement normal et sain de se sentir déprimé lorsque nous sommes confrontés à une séparation amoureuse ou à un deuil, lorsque l&#8217;on se contraint à subir un emploi ou une relation qui ne nous convient pas et ne nous nourrit à aucun niveau, lorsque l&#8217;hiver n&#8217;en finit plus de finir, lorsque nous sommes incommodés ou invalidés par des désordres physiques, etc. Cela vient tout simplement prouver que nous sommes humains! L&#8217;existence sur Terre se présente rarement tel un long fleuve tranquille et les hauts et les bas sont le lot de la majorité d&#8217;entre nous. Ainsi va la vie.<br />
 <br />
Ceci dit, il ne faut pas en conclure que l&#8217;on doive se résigner et accepter passivement cet état de fait. Ni que l&#8217;on ne puisse rien faire pour éviter que la déprime ne nous entraîne vers l&#8217;asthénie, un point où tout effort nous semble au-dessus de nos forces, où notre énergie vitale et notre volonté semblent nous avoir complètement désertés. C&#8217;est lorsqu&#8217;un état dépressif perdure trop longtemps qu&#8217;il devient nocif, pathologique.<br />
 <br />
Il importe dans un premier temps d&#8217;identifier la ou les causes de notre abattement. Elles peuvent être d&#8217;origine physique, émotive, familiale, environnementale &#8230; La théorie qui prévaut dans le milieu scientifique comme quoi la dépression est induite par une déficience en certains neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine) est évidemment beaucoup trop simpliste et réductrice.  Si c&#8217;est votre emploi qui vous rend malheureux, aucun antidépresseur au monde ne pourra vous délivrez de votre mal. Au mieux vous serez plongé dans un état comateux qui vous permettra de ne plus sentir votre désespoir ou votre mal-être. De la même manière avec les plantes, elle peuvent se révéler de précieuses alliées mais elles n&#8217;agiront pas nécessairement tel un coup de baguette magique pour transformer votre citrouille en carrosse de fée.<br />
 <br />
Néanmoins, en plus de l&#8217;exercice physique, d&#8217;une alimentation saine et équilibrée (corps et esprit étant intrinsèquement liés), des activités sociales et artistiques, des aspirations de toutes sortes et des pratiques spirituelles, certaines plantes peuvent nous aider à renverser la vapeur, améliorer notre humeur et accélérer la remontée vers la lumière. Petit tour d&#8217;horizon.<br />
 <br />
<strong>Le millepertuis</strong></p>
<p>La plus connue d&#8217;entre elles est bien entendu le millepertuis, que l&#8217;on désigne parfois comme le Prozac naturel. Il s&#8217;agit également d&#8217;une des plantes les plus étudiées scientifiquement. De ce fait, on sait que le millepertuis agit exactement de la même manière que les antidépresseurs de type IMAO (inhibiteurs de la monoamine oxydase) au niveau des neurotransmetteurs du cerveau, sans évidemment toute la panoplie d&#8217;effets secondaires indésirables associés à ces derniers. Avec ses petites fleurs jaunes et son énergie très solaire, le millepertuis convient particulièrement aux dépressions saisonnières associées au manque de soleil (le cafard qui s&#8217;empare de nous en novembre ou l&#8217;abattement typique du mois de février). Tout comme avec les antidépresseurs de synthèse, son action n&#8217;est cependant pas instantanée. Il faut donc le prendre pendant un certain temps pour que le processus s&#8217;installe et que l&#8217;effet se fasse sentir. On parle de traitement à moyen et à long terme. De plus, il n&#8217;est pas recommandé de combiner le millepertuis avec quelque médication que ce soit puisqu&#8217;il active la dégradation de celle-ci par le foie, altérant de ce fait les dosages.<br />
 <br />
<strong>La mélisse</strong></p>
<p>Autre bel antidépresseur, la mélisse affecte de son côté le système limbique, une région cérébrale responsable de la gestion des comportements affectifs: humeurs, émotions, tempérament&#8230; Tonique nerveux à tendance relaxante, la mélisse agit notamment sur les états de stress, anxiété, angoisse, émotivité excessive, mélancolie, mauvaise humeur et insomnie. Le mot-clef avec cette plante: laisser-aller! Plante très douce et sans toxicité, elle est à éviter par contre pour les personnes en choc post-traumatique, puisqu&#8217;elle peut faire remonter l&#8217;angoisse, ainsi que pour les personnes qui souffrent d&#8217;hypothyroïdie, puisqu&#8217;elle diminue légèrement l&#8217;activité de la glande thyroïde.<br />
 <br />
<strong>La damiane</strong></p>
<p>Plante mexicaine réputée aphrodisiaque, la damiane se révèle ainsi particulièrement adaptée aux dépressions de type stagnantes associées avec une baisse marquée de la libido. Lorsque l&#8217;on a plus le goût de rien, en fait, que l&#8217;on se sent apathique, amorphe, mélancolique, cette plante peut nous aider à retrouver notre air d&#8217;aller.<br />
 <br />
<strong>Le mimosa (ou albizia)</strong></p>
<p>Le nom chinois du mimosa se traduit par écorce du bonheur, une appellation des plus éloquentes! Cette plante agit tel un puissant élévateur de l&#8217;humeur. De plus, elle ne possède pas les contre-indications associés au millepertuis. Son action se fait particulièrement sentir au niveau du coeur, pour panser les coeurs brisés ou endeuillés. À ce titre David Winston recommande de la combiner à l&#8217;aubépine et aux pétales de rose. Excellente plante également pour traiter les stress de type post-traumatique.<br />
 <br />
<strong>L&#8217;avoine</strong></p>
<p>Tonique majeur du système nerveux, l&#8217;avoine est intéressante pour les dépressions qui sont conséquentes à un stress prolongé, du genre burn out. Riche entre autres en calcium et en vitamines du complexe B, l&#8217;avoine calme et nourrit le système nerveux. Une plante qui agit doucement mais sûrement, pour les traitements de fond.<br />
 <br />
<strong>La cardamome</strong></p>
<p>Ah, la cardamome! Ça sent bon, ça goûte bon et en plus c&#8217;est réputé rendre joyeux! Considérée sattvic en ayurvéda, elle fait partie de ces plantes qui favorisent l&#8217;harmonie et l&#8217;équilibre à tous les niveaux. Que ce soit en tisane, dans les recettes ou encore dans le café (où elle agit d&#8217;ailleurs comme antidote à la caféine), offrez-vous cette petite touche magique!<br />
 <br />
<strong>Les élixirs floraux</strong></p>
<p>Les élixirs floraux sont des concentrés vibratoires qui agissent à un niveau plus subtil que les plantes en infusion, capsules ou teintures. Leur action se fait sentir encore plus profondément sur la psyché et affecte toutes les cellules du corps. Ils peuvent à ce titre se révéler très efficace pour défaire des noeuds psychiques ou tout simplement ouvrir de nouvelles perspectives, de nouveaux horizons. Un adjuvant particulièrement intéressant pour les traitements herboristiques de la dépression.</p></div>
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		<title>Résurgence de l&#8217;herboristerie</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Sep 2011 05:46:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fredlherbe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[À la fois l’art et la science de soigner par les plantes et vraisemblablement la plus vieille forme de médecine pratiquée par l’humanité, l’herboristerie s’était vue reléguée au rang de folklore avec l’avènement de la médecine moderne et des médicaments de synthèse. Du coup sa pérennité s’en trouvait menacée... ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="article1">
<div class="auteur1">Par Frédéric Robert</div>
<div class="imgleft"><img src="http://www.alchimiste-en-herbe.com/wp-content/uploads/2010/07/herbotrad.jpg" alt="herbotrad" title="herbotrad" width="300" height="200" /></div>
<p>À la fois l’art et la science de soigner par les plantes et vraisemblablement la plus vieille forme de médecine pratiquée par l’humanité,  l’herboristerie s’était vue reléguée au rang de folklore avec l’avènement de la médecine moderne et des médicaments de synthèse. Du coup sa pérennité s’en trouvait menacée.</p>
<p>Or, en ce début du nouveau millénaire, on assiste à un regain d’intérêt marqué pour ce savoir ancestral, un retour aux vieux remèdes de grand-mères et à la redécouverte des vertus de certaines plantes perçues  par la majorité comme d’indésirables mauvaises herbes (telles l’ortie, le pissenlit, le plantain…).  </p>
<p>Ce regain peut s’expliquer par un certain désillusionnement face à la capacité de la médecine moderne à réellement guérir (et surtout sans une panoplie d’effets secondaires!), par le manque de transparence et l’absence criante d’éthique des compagnies pharmaceutiques, ainsi que par l’attitude trop souvent condescendante des médecins, avec lesquels il s’avère difficile de dialoguer. </p>
<p>Et portée par le  vent de globalisation qui souffle à l’échelle planétaire, notre herboristerie d’ici s’en trouve bonifiée par l’ajout de plantes venues des quatre coins du globe et de concepts empruntés à d’autres approches alternatives telles la médecine ayurvédique et la médecine chinoise (on peut penser entre autres aux notions d’énergétique et de correspondances entre les organes et les émotions).</p>
<p><strong>Qu’est-ce qui distingue l’herboristerie de la médecine conventionnelle?</strong></p>
<p>Eh bien on pourrait dire qu’il s’agit en général d’une approche plus douce (ce qui n’exclut pas que certaines plantes agissent puissamment ou puissent provoquer des réactions intenses!), qui va axer autant sur la prévention (le terrain, l’hygiène de vie) que sur le soulagement des symptômes et le traitement des maladies, qui va chercher autant à nourrir qu’à guérir le corps, et qui s’emploie essentiellement  à rétablir l’équilibre et l’harmonie (ou l’homéostasie, pour employer un terme plus savant) au sein de l’organisme. </p>
<p>Une approche qui se veut plus simple, également, à la portée de tous. Ainsi, nul besoin d’un laboratoire pour préparer des remèdes à base de plantes!  La méthode de base pour extraire les propriétés des plantes, en l’occurrence l’infusion, ne requiert qu’une simple tasse d’eau bouillie dans laquelle on laissera tremper d’une cuillère à thé à une cuillère à table de plantes sèches pour une dizaine de minutes. On peut aussi faire des infusions à l’eau froide avec certaines plantes, notamment celles qui sont riches en huiles essentielles ou en mucilages, en les laissant tremper toute une nuit. </p>
<p>Un concentré liquide, quant à lui, sera obtenu en laissant macérer la plante dans un alcool neutre (comme le gin ou la vodka) ou encore du vinaigre de cidre de pomme pendant trois semaines à un mois. Il s’agit ensuite tout simplement de filtrer. Le concentré qui en résulte, appelé une teinture, se conservera pendant plusieurs années. En bref, rien de bien sorcier! </p>
<p><strong>Un choix à la fois éthique et logique</strong></p>
<p>Même si la science moderne n’accorde aucun poids à la tradition et au savoir empirique, des milliers d’années d’utilisation des plantes à des fins curatives témoignent de leur efficacité. Il fut un temps où l’être humain faisait confiance à la nature pour pourvoir à tous ses besoins. L’ère moderne et l’industrialisation nous ont éloigné de ce rapport harmonieux avec notre environnement, avec les conséquences écologiques que l’on connaît. Choisir de se soigner avec les plantes, c’est  choisir de se reconnecter avec un précieux héritage mais aussi de réinstaurer la communion primordiale entre l’humain et le Vivant. Un choix qui m’apparaît à la fois éthique et logique.</p></div>
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		<title>Le merveilleux monde des adaptogènes</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Sep 2011 05:45:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fredlherbe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le concept de plante adaptogène fut défini par des scientifiques russes à la fin des années 40. Ces derniers étaient à la recherche de substances pouvant augmenter les capacités physiques et intellectuelles de même que la résistance de l’organisme face à divers facteurs adverses comme le stress ou la maladie, notamment pour les athlètes, les militaires et les joueurs d’échec russes... ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="article1">
<div class="auteur1">Par Frédéric Robert</div>
<div class="imgright"><img src="http://www.alchimiste-en-herbe.com/wp-content/uploads/2011/04/tulsi1.jpg" alt="tulsi" title="tulsi" width="285" height="200" /></div>
<p>Le concept de plante adaptogène fut défini par des scientifiques russes à la fin des années 40. Ces derniers étaient à la recherche de substances pouvant augmenter les capacités physiques et intellectuelles de même que la résistance de l’organisme face à divers facteurs adverses comme le stress ou la maladie, notamment pour les athlètes, les militaires et les joueurs d’échec russes.</p>
<p>Après avoir cherché en vain du côté des substances chimiques, c’est en se tournant vers le monde végétal qu’ils sont arrivés à leur but (et un point pour nous!). Parmi les premières plantes étudiées, on note le ginseng asiatique (panax ginseng), plante bien connue pour son effet énergisant, et l’éleuthéro (eleutherococcus senticosus) aussi appelé ginseng sibérien en raison de ses propriétés similaires au panax, même si les deux plantes ne sont aucunement liées d’un point de vue botanique.</p>
<p><strong> Définition et déclinaison des bienfaits</strong></p>
<p>Pour être qualifiées d’adaptogènes, les plantes doivent respecter les trois critères suivants : ne posséder aucune toxicité, même pour un usage à long terme, produire une réponse non-spécifique, c’est-à-dire une augmentation générale de la capacité de résistance et d’adaptation de l’organisme face aux stress d’origine physique, biologique et émotionnelle, et finalement avoir un effet normalisateur à différents niveaux, que ce soit nerveux, immunitaire ou endocrinien, contribuant ainsi à maintenir l’homéostasie du corps, son (trop souvent précaire) équilibre. En bref, des plantes qui protègent le corps (à ce titre la plupart possèdent des propriétés anti-oxydantes, hépato-protectrices et anti-tumorales), le fortifient, l’optimisent. Des plantes également que l’on peut prendre aussi longtemps qu’on le désire, aussi longtemps que le besoin s’en fait sentir. De merveilleuses compagnes de route, d’autant plus précieuses compte tenu du rythme de vie effréné que nous nous contraignons trop souvent à suivre! Que l’on parle de stress, fatigue, épuisement, déficience immunitaire, problème de mémoire et de concentration, insomnie chronique, les adaptogènes se révèlent adaptées (!) pour toutes ces indications, et bien plus!</p>
<p>Ce qui est merveilleux, en fait, avec ces plantes, c’est que l’on va directement à la source du mal, aux racines du problème. Par exemple, plutôt que de simplement provoquer un endormissement avec l’aide d’une plante sédative comme la passiflore, en choisissant de tonifier et de fortifier le système nerveux avec une plante adaptogène comme l’ashwagandha (dont le nom latin est justement Withania somnifera), vous deviendrez peu à peu plus alerte et efficace le jour tout en ayant un sommeil de meilleure qualité la nuit. </p>
<p><strong>Mais qui sont-elles?</strong></p>
<p>À l’heure actuelle, pas loin d’une vingtaine de plantes peuvent se prévaloir du glorieux titre d’adaptogènes (adaptos pour les intimes). La majorité d’entre elles proviennent de la pharmacopée chinoise, comme l’astragale, le codonopsis, le reishi et le schisandra, ainsi que de la pharmacopée ayurvédique, comme le basilic sacré (aussi appelé tulsi), l’ashwagandha, le shatavari et le shilajit. Cela s’explique par le fait que ces deux systèmes de médecine possèdent des concepts similaires et travaillent depuis longtemps avec ces plantes ayant une action équilibrante et fortifiante globale sur l’organisme : plante rasayana en ayurvéda, que l’on pourrait traduire par régénératrice, et plante tonique du chi et du sang en médecine chinoise, c’est-à-dire qui renfloue notre énergie vitale. </p>
<p>Plus près de nous, il y a le ginseng américain, qui se rapproche plus de l’éleuthéro (le ginseng sibérien) que du ginseng asiatique dans son aspect énergétique (le panax ginseng est plus yang, plus réchauffant et stimulant, convenant mieux aux personnes âgées, contrairement aux deux autres qui se révèlent plus neutres et par conséquent plus adaptés pour les jeunes) ainsi que le rhodiola, une plante qui gagne de plus en plus en popularité.</p>
<p>Au fil des années, les vertus que l’on prête aux plantes adaptogènes se sont vues confirmées et leur mode d’action spécifique précisé par de nombreuses études. Ainsi, nous savons maintenant que le basilic sacré  régularise le taux de cortisol sécrété par les surrénales (il s’agit d’une des hormones du stress), en plus d’équilibrer la glycémie, que l’astragale agit au niveau de la moelle osseuse, stimulant de ce fait la production de globules blancs, en plus d’augmenter la production d’interférons, de macrophages et de lymphocytes, stimulant donc puissamment  la réponse immunitaire, pendant que le reishi de son côté la normalise (ce qui le rend autant utile en cas de déficience que d’hyperréactivité, comme c’est le cas avec les allergies et les maladies auto-immunes telles l’arthrite rhumatoïde ou le psoriasis). Le rhodiola, quant à lui, se voit attribué de nombreux bienfaits pour le cœur, organe qu’il renforce et protège.</p>
<p>On peut évidemment prendre toutes ces plantes seules, mais elles gagnent aussi à être combinées. De la sorte leurs actions se complètent et se renforcent et il en résulte des synergies des plus intéressantes (et puissantes!). Des exemples? Astragale + codonopsis + reishi pour un système immunitaire qui bat de l’aile. Ashwagandha + rhodiola + éleuthéro pour les états de fatigue chronique. Pour en savoir plus, je vous recommande fortement le livre <em>Adaptogens, herbs for strength, stamina and stress relief</em> de David Winston et Steven Maimes, qui traite le sujet de manière exhaustive.</div>
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		<title>Herboristerie de cuisine</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Sep 2011 05:44:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>fredlherbe</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pas besoin de chercher bien loin pour trouver des solutions à une panoplie de maux courants. Ainsi, sachez que vos armoires de cuisine regorgent de précieuses alliées... ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="article1">
<div class="auteur1">Par Frédéric Robert</div>
<div class="imgleft"><img src="http://www.alchimiste-en-herbe.com/wp-content/uploads/2010/09/herbescuisine1.jpg" alt="Herbes de cuisine" title="Herbes de cuisine" width="250" height="325" /></div>
<p>Pas besoin de chercher bien loin pour trouver des solutions à une panoplie de maux courants. Ainsi, sachez que vos armoires de cuisine regorgent de précieuses alliées.</p>
<p><strong>La sauge</strong></p>
<p>Prenons la sauge, par exemple, qui, outre ses fonctions digestives plus connues, possède également une action antisudorifique.  À cet égard on privilégiera une infusion froide à une infusion chaude pour réduire la transpiration. Étant aussi oestrogénique, cette plante se révèle particulièrement intéressante pour combattre les bouffées de chaleur associées à la ménopause. À noter qu’à titre d’antiseptique, la sauge possède une affinité particulièrement avec la bouche et la gorge. On l’utilisera donc pour soulager les maux de gorge et autres infections buccales, sous forme de gargarisme.  Aussi galactaphobe, elle permet de tarir le lait maternel lorsque cela s’avère indiqué (à éviter donc tant que l’on désire allaiter).</p>
<p><strong>Le fenouil</strong></p>
<p>Le fenouil, quant à lui, est plutôt galactagogue, c’est-à-dire qu’il augmente la production de lait maternel, en plus d’avoir des propriétés carminative et antispasmodique, ce qui permet de diminuer les coliques chez le bébé. Une action tout aussi appréciée chez l’adulte, pour favoriser une  digestion sans inconforts (souvent causés par de mauvaises combinaisons alimentaires telles que protéines + sucre, ce qui crée de la fermentation, responsable des gaz et ballonnements). À cet égard, on mâche traditionnellement des graines de fenouil rôties en Inde après le repas. Le cumin, l’aneth, le basilic, la sauge, la cardamome et bien d’autres aromates possèdent ces mêmes vertus. Ne vous gênez donc pas pour les incorporer allègrement lors de la préparation de vos plats! </p>
<p><strong>Le romarin</strong></p>
<p>Vous désirez vous sentir plus réveillé mais vous préférez éviter la caféine? Le romarin, à titre de stimulant circulatoire périphérique, augmente l’afflux de sang au cerveau, ce qui a pour effet d’augmenter du coup l’acuité mentale, la concentration et la mémoire. Dans cette optique, on peut le combiner au gingembre et à la menthe poivrée, deux autres plantes stimulantes. Son action circulatoire sera également utile pour les problèmes d’extrémités froides, de jambes lourdes et de varices. À éviter par contre en cas d’hypertension.</p>
<p><strong>Le basilic</strong></p>
<p>Le basilic, de son côté, procure plutôt un effet équilibrant sur le système nerveux : il apaisera ainsi un esprit trop agité tout en ravivant un esprit trop fatigué ou léthargique. Il s’agit d’un excellent antidépresseur. Le basilic sacré (tulsi), son cousin indien, possède en plus la capacité de régulariser le taux de cortisol sécrété par les glandes surrénales, ce qui a pour effet de diminuer l’impact négatif du stress sur l’organisme. Il fait partie de ces plantes que l’on qualifie d’adaptogènes, parce qu’elles augmentent la capacité de résistance générale du corps face au stress, en plus de régulariser les fonctions immunitaires, nerveuses et endocriniennes, de même qu’accroître le niveau d’énergie et de vitalité. Pas étonnant que cette plante soit vénérée en Inde depuis des milliers d’années!</p></div>
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